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Actualité des sapeurs-pompiers

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Bulle FR : Un immeuble part en fumée (suite)

Proposé par : admin Le 17/09/2007 à 11:35

118 ExpressGros incendie à bulle • Le feu a complètement ravagé un immeuble et endommagé deux autres, hier matin à Bulle. Une personne a été hospitalisée. Cet immeuble était connu pour être un lieu de prostitution.



Un incendie a complètement détruit un immeuble hier matin à Bulle, à la rue de Gruyères. Deux bâtiments voisins ont également été endommagés, notamment par l'eau et la fumée. Une septantaine de personnes ont dû être évacuées. Parmi elles, une trentaine n'ont pas pu regagner leur domicile hier soir.

Choquée, une des personnes évacuées a été hospitalisée. On ne déplore pas d'autres blessés, mais les dégâts sont importants. Pierre Ecoffey, directeur de l'Etablissement cantonal d'assurances des bâtiments, a pu faire une première estimation: entre 1,5 et 2 millions de francs.

Les causes du sinistre sont inconnues. Une enquête les déterminera. Elle a été ouverte par le juge d'instruction de permanence. «On sait déjà que le feu a pris dans la cage d'escaliers au rez-de-chaussée», a observé Pierre Ecoffey, lors d'un point presse donné vers 7 h 30. En raison d'un risque d'effondrement de la façade - le toit s'est déjà affaissé -, le secteur a été bouclé. Il le sera sans doute jusqu'à ce matin, le temps de sécuriser les lieux.

L'alerte a été donnée à 5 h 55. Une huitantaine de pompiers de Bulle, Châtel-Saint-Denis, Marsens, Vuadens et Fribourg sont intervenus avec une dizaine de véhicules, ainsi qu'une trentaine de policiers. Cette rapide intervention a permis d'évacuer quatre personnes de l'immeuble en flammes. Les autres occupants ont pu sortir par leurs propres moyens. «D'après les contrôles, il ne restait personne à l'intérieur», a relevé Jean-Pascal Tercier, officier de police judiciaire.

La propriétaire de l'immeuble attenant au bâtiment sinistré s'en est sortie toute seule. Vêtue d'un peignoir, pantoufles aux pieds, elle est encore sous le choc. Elle dormait avec sa famille quand l'incendie s'est déclaré: «J'ai été réveillée par l'odeur de la fumée. ça m'a inquiétée. J'ai alors réveillé mes enfants, mon mari et les voisins. On est sortis en courant. Deux dames étaient dehors. Elles criaient, pieds nus. L'immeuble d'à côté était en flammes.» Un jeune homme raconte encore: «J'étais rentré d'une fête à 5 h. Je dormais lorsque la police a enfoncé ma porte. Il n'y avait pas le feu chez moi, mais je ne savais pas que c'était le cas à côté.»

Le feu a pris au numéro 52 de la rue de Gruyères. Cette habitation se trouve dans l'alignement de bâtiments flanqués de la galerie Trace-Ecart et du restaurant de l'Ecu. La tâche a donc été rude pour les pompiers, qui ont tenté d'éviter que le sinistre ne gagne les immeubles voisins. Ils ont pu circonscrire l'incendie vers 10 h.

Des salons de massages
«Nous avons évacué les habitants des immeubles 50, 54 et 56», a indiqué Jean-Pascal Tercier. Ces personnes ont été rassemblées à l'hôtel du Cheval-Blanc, où un appui psychologique leur a été apporté. «Les pompiers n'ont pas pu pénétrer dans l'immeuble en flammes», a poursuivi l'officier. «Et ils ne pourront pas y entrer avant deux à trois jours.»
Les personnes évacuées de l'immeuble 56 ont pu regagner leur domicile. Les habitants des 50 et 54 aussi hier après midi, mais seulement pour prendre leurs affaires sous l'escorte de la police. Vingt-cinq personnes ont ainsi été logées chez des proches. Les autorités locales en ont placé cinq à huit autres dans des hôtels de la ville. L'abri de Protection civile a aussi été ouvert. Ces habitants sauront ce matin s'ils peuvent revenir dans leurs logements.
Le bâtiment sinistré était connu pour être un lieu de prostitution. «Il abritait des salons de massages depuis de nombreuses années», a précisé le préfet de la Gruyère Maurice Ropraz, présent au point presse aux côtés du syndic Jean-Paul Glasson et des conseillers communaux Raoul Girard et Yves Sudan. «Et des contrôles sont régulièrement effectués pour déterminer si les occupants sont en situation régulière ou pas.» La semaine dernière, la police des mœurs avait justement opéré une descente: aucune prostituée n'était en situation illégale.

Quant au bâtiment de l'Ecu, déjà victime d'un incendie il y a plusieurs années, il a été endommagé des combles au 2e étage. Mais le restaurant semble avoir été épargné.
Toute personne susceptible de fournir des renseignements utiles à l'enquête est priée de prendre contact avec la police de sûreté au 026 305 19 19.

Source : La Liberté - Thierry Jacolet / Kessava Packiry

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