, 15 Septembre 2019
Flus RSSAccueilContactPlan du siteConnexion

Actualité des sapeurs-pompiers

[ Retour à la page précédente ]

Les pompiers lâchent les guêpes

Proposé par : admin Le 10/07/2007 à 09:30

SuisseAppelés pour éliminer les nids de guêpes, de frelons ou de chenilles, les pompiers renvoient de plus en plus vers des entreprises. Une nouvelle loi fédérale accélère la tendance.


Au secours, un nid de guêpes à la maison! Par réflexe, on compose le 118. Pas forcément le bon numéro. De plus en plus, les pompiers renvoient ces travaux aux entreprises de désinfestation. Une nouvelle ordonnance fédérale, entrée en vigueur le 1er juillet, accélère la tendance: désormais, les professionnels qui utilisent des produits toxiques doivent obtenir un permis. De quoi faire renoncer de nombreux corps de sapeurs-pompiers.

La lutte contre les insectes (guêpes, frelons ou chenilles processionnaires) n'est ni une obligation, ni «une tâche essentielle» des soldats du feu. C'est ce qu'a décidé ce printemps la Coordination suisse des sapeurs-pompiers (CSSP). Pour autant, l'organe fédérateur ne tranche pas: les pompiers peuvent abandonner complètement cette prestation, ou choisir de l'accomplir «de temps à autre». A condition de se former.

Fribourg peu favorable
La décision de continuer ou non à éliminer ces nuisibles revient aux communes. Mais certains cantons, comme Lucerne ou Fribourg par exemple, y sont très peu favorables. «Nous recommandons de laisser ces interventions aux entreprises spécialisées», explique Guy Wicki, inspecteur cantonal des sapeurs-pompiers fribourgeois auprès de l'ECAB. «C'est déjà assez difficile de trouver des gens disponibles: autant éviter de les charger inutilement.»

A y regarder de près, la nouvelle ordonnance est moins contraignante que prévu. Pour les pompiers, la durée de la formation qui donne droit au permis a été ramenée de douze à deux jours. Ils peuvent même être dispensés, s'ils font valoir leur expérience et d'anciens permis pour toxiques, indique Peter W. Schneider, secrétaire général de la CSSP. «Il suffit d'une seule personne avec permis par corps: elle formera ses collègues à l'interne.» «On arrête, à regret»

Malgré ces aménagements, la nouvelle législation a con-vaincu nombre de sapeurs-pompiers d'arrêter les insectes. «On n'a pas voulu charger nos hommes avec une formation de plus», commente Pierre-André Singer, commandant du Bas-Vully. «D'autant que les cas sont toujours plus complexes: parfois il faut carrément démonter un faux plafond pour trouver le nid.» En outre, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à assurer un piquet le week-end. «Pragmatique et logique», la décision d'arrêter a pourtant été prise à regret, précise-t-il. «Dans une petite commune comme le nôtre, ça faisait partie des services de proximité, qu'on rendait volontiers.» Question de service, mais aussi de porte-monnaie, souligne Peter Schneider: «les pompiers facturent en général un forfait de 50 à 150 francs - quand ils ne sont pas gratuits.» Avec une entreprise en revanche, il faut compter entre 150 et 250 francs.

«Chacun son travail!»
«Chacun son travail! Dans le Chablais, ça fait des années qu'on ne fait plus les insectes.» Les échanges postés sur le forum du site spécialisé www.swiss-firefighters.ch sont éloquents: la nouvelle loi suscite un débat nourri au sein des soldats du feu. Pas question de laisser une personne âgée en plan avec un nid de guêpes en plein week-end, écrit l'un. «Mais à force de nous appeler pour tout et n'importe quoi, répond un autre, on devient la bonne à tout faire!»

Et les abeilles?
Et les abeilles, alors? Pas question de les détruire, mais bien de récupérer les essaims en vadrouille. Là, ce sont souvent des apiculteurs qui s'en chargent - d'autant plus volontiers qu'ils peuvent ensuite installer les butineuses dans leurs propres ruches. Fin mai pourtant, les pompiers de la Ville de Fribourg ont sorti la grande échelle pour décrocher un essaim qui s'était installé... sur une ligne de bus à la rue Saint-Pierre. «En fait, nous avons juste fourni la logistique, et un apiculteur a fait le reste», explique le commandant Philippe Jordan. Car en principe, à la ville de Fribourg aussi, pour les insectes, c'est niet.

Fédération suisse des désinfestateurs : ww.fsd-vss.ch

Source : La Liberté - Annick Monod

Les pompiers lâchent les guêpes

Les commentaires anonymes ne sont pas autorisés, veuillez vous enregistrer

Les commentaires sont la propriété de leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leurs contenus !


BRUTUS a écrit : le 07.08.2007 11:34:

Bonjour

Pour information au Val-De-Travers dans le canton de Neuchâtel nous ne nous occupons plus de nid de guêpes depuis un moment et je trouve cela déplorable.

Il sont donné ce travail à une personne qui à une droguerie

Je me demande si il va intervenir après 20h00 et aussi le dimanche.......................

VIVE LA POLITIQUE..........................