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Actualité des sapeurs-pompiers

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Les pompiers devront-ils abandonner le 118 pour le 112 ?

Proposé par : admin Le 16/01/2007 à 07:50

SuisseLe 111 ne répond plus. En composant les nouveaux numéros des renseignements, commençant par 18, beaucoup de gens aboutissent au 118. Souvent dérangés, les hommes du feu cherchent des solutions techniques.



APPELS: Le numéro de téléphone des pompiers, le 118, est fréquemment composé par des personnes qui cherchent à atteindre les renseignements. Mais les pompiers ne veulent pas pour autant du 112 souhaité par l’OFCOM. / KEYSTONE
APPELS: Le numéro de téléphone des pompiers, le 118, est fréquemment composé par des personnes qui cherchent à atteindre les renseignements. Mais les pompiers ne veulent pas pour autant du 112 souhaité par l’OFCOM. / KEYSTONE

«Allô? La boucherie Sanzot? Non, vous êtes chez les pompiers!» Quarante fois par jour, à Genève comme dans le canton de Vaud, les hommes du feu sont dérangés par des demandes intempestives de renseignements. Depuis que le 111 s'est tu, depuis que les nouveaux numéros des renseignements commencent par 18…, les centrales d'alarme répondant au 118 sont parasitées par des appels qui ne les concernent pas.

Qu'à cela ne tienne, rétorque Berne, changez de numéro! L'Office fédéral de la communication (OFCOM) souhaiterait dessaisir les pompiers du 118, leur imposer le 112 - comme en Europe - et regrouper toutes les urgences sous cette même combinaison: les ambulances (144), la police (117) et les services d'incendie (118).

«Une ânerie monumentale»


«Nous ne voulons pas entendre parler de ça», s'insurge le commandant Raymond Wicky, à la tête du Service genevois d'incendie et de secours (SIS). «Ce serait une ânerie monumentale! Tous les téléphones d'urgence arriveraient sur une centrale qui ne pourrait que les filtrer et devrait ensuite répartir les appels entre les trois secteurs. On ne ferait que rajouter un étage. Quel intérêt?» En outre, seuls 25% des demandes de secours sont parvenues au 112 en France l'an dernier.

Afin de trouver une parade à la tentative d'OPA de l'administration fédérale sur le 118, les commandants vaudois et genevois se sont réunis hier. «L'OFCOM a attribué le 18… aux renseignements et nous ne pouvons rien contre cette décision. Les opérateurs ne feront pas marche arrière», constate le colonel André Marti, directeur de la Division vaudoise défense, incendie et secours de l'ECA (Etablissement cantonal d'assurance). «Nous préférons par conséquent chercher des solutions techniques au problème. Pour l'heure, nous y avons travaillé avec Swisscom, et ça se passe bien. Nous leur avons fourni nos statistiques. Il est facile de comprendre que lorsque nous avons 250 à 300 appels en un quart d'heure – en cas de grêle, d'ouragan comme Lothar, ou d'inondations semblables à celles de l'année dernière – nous ne pouvons gérer des demandes de renseignements qui viennent s'intercaler.»

Alors, que faire? Pour commencer, le 111 pourrait être plus bavard. Il répond aujourd'hui: «ce numéro n'est plus en service». S'il indiquait que le 18… est le nouveau raccordement pour les demandes d'informations, ce serait déjà un progrès. Raymond Wicky: «On peut aussi mettre un disque qui, lorsque quelqu'un compose le 118 plus un quatrième numéro, dit: «vous allez arriver chez les pompiers». Cela ne doit pas être bien compliqué, Mais il est vrai qu'avec la privatisation de Swisscom, il ne faudrait pas que cela coûte de l'argent aux collectivités publiques.»

Chef de la centrale d'alarme de Genève, le lieutenant Pascal Schaffner n'a pas connu ces deux dernières semaines de situation critique en raison des faux appels reçus. «Mais quarante par jour, c'est énorme. Cela pourrait gêner l'organisation d'une intervention. Et cela peut durer longtemps. Il y a cinq ans, nous avons été submergés de téléphones provenant de Portugais installés à Genève répondant à l'offre d'une radio privée à l'occasion de la Fête nationale et désireux d'atteindre les renseignements au Portugal: le 118. Eh bien trois ans après, on recevait encore des coups de fil.»

Source : 24 Heures - PASCALE ZIMMERMANN

Les pompiers devront-ils abandonner le 118 pour le 112 ?

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ROGER a écrit : le 16.01.2007 12:54:
comme dit Jul faudra un moment avant que cela ce fasse est moi je suis contre a 100% de changer les numeros énorment de gens on ce numero en mémoire surtout les personnes agées elle vont faire comment si on commence a changer tous les numéro d'urgences faut arreter ce cirque ca va trop loin pour rien !


bon en tout cas bonne salutations collègues

Sapeur Roger

monti a écrit : le 16.01.2007 11:09:

je n'arrive pas à comprendre que l'OFCOM ne puisse pas anticiper ces problèmes là avant d'attribuer les nouveaux numéros des renseignements.

 Une aberration de plus de nos chers fonctionnaires Bernois !!!!


Jul a écrit : le 16.01.2007 08:32:
Surtout le 118 est devenu ancré dans les têtes des suisses, cela va prendre passablement de temps avant que cela soit changé. Reste à espérer que nous n'aurons pas à repeindre tous les véhicules du feu sur lesquels est écrit 118 !?